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SHIATZY CHEN AUTOMNE/HIVER 2017: LA CONFLUENCE DES CULTURES

C’est un vestiaire d’une grande finesse que présente Chen, en créant une harmonie par la rencontre de plusieurs cultures.

shiatzy chen fashion week paris photographe photography
Sur ce qui semble être des bandes de papiers crépons, les silhouettes de Shiatzy Chen se détachent, pour mieux s’élancer sur un catwalk rose poudré.

Les premières pièces qui défilent sont faites pour une femmes agile, un manteau/cape aux multiples broderies de fleurs, un teddy en soie rouge sur un long jupon transparent noir, une longue robe fluide aux motifs de dragons sur un blouson de cuir sans manches. Chen pioche ses influences dans les différentes histoires du costume, celle de l’Asie d’abord, à travers les représentations d’animaux mythologiques, mais aussi pour les soieries qui s’étirent dans des tissus moirées noirs, bleus et rouges. De l’Europe elle regarde du côté des traditions, en empruntant des bretelles bavaroises, pour retenir un pantalon proche du streetwear. C’est un vestiaire d’une grande finesse que présente Chen, en créant une harmonie par la rencontre de plusieurs cultures, comme des paysages japonais sur une robe, dont les manches légèrement bouffantes sur les épaules, évoquent davantage des influences européennes.

Les dessins cousus ou imprimés sur de nombreux vêtements reprenant l’esthétique asiatique, sont ainsi mélangés tout au long du défilé, avec des pièces comme des bombers, des doudounes pour accentuer ce dialogue entre les continents.

 La créatrice utilise une palette chromatique assez restreinte, du noir, du rouge, des tons plus clairs vers la fin du show. Elle laisse aux broderies et aux finitions le dernier mot, une robe noire dans un tissu transparent, recouverte de perles, de dentelles et de fleurs cousues ou un haut rouge, inspiré d’un kimono, dont le col, tout en volume, accueille sur son revers de fines fleurs.

La transparence est au centre de la saison, elle permet de jouer avec des tissus opaques plus riches, en satin ou en soie ou d’accroitre l’importance des ornements sur les tenues.

Le travail autour de l’architecture de la silhouette se concentre notamment sur les épaules, celles-ci sont délicatement recouvertes de volants, prennent au grès des tissus, des formes arrondies ou angulaires, sont laissées nues. Chen utilise une pluralité d’étoffes : organza, coton, fibres synthétiques, jouant sur l’assemblage de plusieurs matières afin de créer des effets de surprise : jupe en satin et fourrure, manteau construit en ¾ en satin argenté dont les revers sont en velours vert.

La femme Shiatzy Chen est éclectique dans ses choix vestimentaires, c’est une globe-trotteuse qui parcourt le monde à la recherche de différentes formes de beauté.

Son rapport à la mode, d’une douce exubérance, puisant dans des influences plurielles, est sans cesse en train de se réinventer. Shiatzy Chen, forte de son expérience de quarante ans de carrière, montre sa capacité à proposer des coupes précises et structurées, dont les couleurs et finitions, diffusent une beauté qui nous fait traverser une forêt de symboles où se croisent Orient et Occident.

TEXTE DE FLORENT CAMMAS @florentcammas

PHOTOS DE LAUREEN GAZIO

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