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VALENTIN YUDASHKIN F/W 2017-2018 – LES MÉLANGES DU SOMBRE

Des robes courtes et longues aux étoffes lourdes, aux coupes impeccables dont l’une dénude entièrement les épaules.

valentin yudashkin fashion week paris photographer

TEXTE DE FLORENT CAMMAS

Dans la salle du palais de Tokyo, le premier modèle de Valentin Yudashkin avance recouvert d’un manteau noir au fin liseré blanc surmonté d’un col de velours, une douce armure pour affronter le froid des terres russes, dont est originaire le créateur.

Pour cette saison, les couleurs sont sobres, du noir, du gris, des touches d’or, qui se déploient sur d’amples pantalons, des cols roulés ou des vestes courtes cintrées.

C’est le vestiaire le plus sombre qu’offre le créateur depuis qu’il a débuté sur les podiums parisiens.

Tout le travail de Yudashkin réside sur le mélange des matières, notamment sur la rencontre des textures brillantes et mates tel ce pantalon en brocard assorti à un pull noir en laine ou ce tailleur paré de sequins associé à un simple col roulé. L’audace est aussi au cœur de certaines pièces, comme sur une combinaison en cuir fin dont les extrémités tant au niveau du col que de la ceinture sont en maille, mais aussi dans une robe longue à la découpe asymétrique, dans un tissu rayé noir et blanc, habituellement utilisé chez les tailleurs.

Pour commencer, le défilé propose un vestiaire de jour qui mise sur des pièces faciles à porter, des robes courtes et longues aux étoffes lourdes, aux coupes impeccables dont l’une dénude entièrement les épaules. Yudashkine empreinte même quelques éléments au streetwear, on remarque cela dans un pantalon qui se ferme par un cordon, proche d’un jogging mais travaillé de manière élégante, la taille est haute, flatte la silhouette dans une coupe droite qui dessine les jambes. La souplesse des vêtements semble être une des préoccupations majeures du créateur, que ce soit dans une robe en lurex qui dessine les hanches par un volant le long de la taille ou dans une robe conçue à la manière d’une parka.

La portabilité est au cœur de la réflexion de la marque, la dimension pratique et esthétique guide la première partie de cette collection.

La seconde partie débute à la silhouette 28, elle se concentre sur les pièces du soir, qui se rapprochent du savoir-faire de la haute-couture. D’abord, une robe courte dans les tons bronze aux influences byzantines à travers les motifs ornementaux, brodés le long des cuisses et de la taille. Puis, le défilé se poursuit avec des robes qui proposent des jeux de transparence, de couvert/découvert. Le travail du couturier réside dans les nombreuses broderies formant des arabesques, qui subliment les parties du corps des mannequins, comme des dentelles noires qui soulignent délicatement la taille.  

 

Les coupes se font plus près du corps, les bras se dénudent, les jambes se révèlent au détour d’une mousseline de soie recouverte de rinceaux noirs et argents.

Les pièces sont ici minutieuses, architecturales dans la manière dont elles encadrent le corps qui se révèle sous les fines décorations que sont les pierres cousues sur l’étoffe.

Une délicatesse qui se retrouve tout au long du show, par des références à sa Russie natale, des fourrures et peaux, des longs manteaux. Mais aussi autour de vêtements qui se tournent vers l’expérimentation de nouvelles formes, où les proportions des silhouettes sont retravaillées dans un vestiaire plus casual qui défend une mode plus agile et confortable.

 

TEXTE DE FLORENT CAMMAS (@florentcammas)

PHOTOS DE LAUREEN GAZIO

valentin yudashkin fashion week paris photographer

 
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